Le temps est un étrange élément de notre monde. Encore plus étrange est la manière dont le genre humain appréhende ce que certains définissent comme une dimension.
Moi-même, avant de changer, je voyais tout naturellement les saisons s'alternant, tandis que ma vie s'écoulait lentement, inlassablement. Je me consumais avec amertume, m'offrant aux plaisirs de la vie dans le but inavoué et inassouvi d'oublier l'horreur de celle-ci. Chaque jour nouveau je mettais le masque de la vie, pourtant consciente que la finalité de tout ceci était la mort.
Heureusement ceci prit fin cette fameuse nuit, la dernière date humaine dont je me souvienne réellement, le dernier jour de ma misérable condition d'adolescente.
Qu'étais-je donc réellement à l'époque ? C'est à peine si cela à encore de l'intérêt, en tout cas pour moi. Pour d'autre, ma compagnie était trop agréable pour n'avoir pas été regrettée.
J'aimais le plaisir de la chair, et j'avais la chance de posséder une personnalitée agréable que j'aimais mettre en valeur. Sans être vraiment plantureuse, ma silhouette était suffisamment au-dessus de la moyenne pour faire rêver les jeunes que je côtoyais.
Ma vie était axée sur deux axes principaux, le travail pour pouvoir vivre, monotone et inutile, et les sorties, où seule ou avec des amis je partais en chasse d'une proie qui saurait satisfaire mon appétit. C'étaient les seuls instants où je vivais vraiment, m'abreuvant de joie comme d'autres s'abreuvent de drogues, réclamant la jouissance pour oublier la vie, pour oublier la mort.
J'avais alors 17 ans ( 18 Sept ), l'âge de la maturité, l'âge de la dégénérescence du corps qui commence déjà à se faire sentir. Plus je vieillissais, et plus mon appétit grandissait, reculant au fil du temps tout les interdits que je m'étais fixée.
Je sortais une à deux fois par semaine, fréquentant en priorité les bars de célibataires réglos et les boîtes où l'on était sûr de s'amuser. De temps en temps je tentais les endroits un peu moins fréquentables, en quête d'une nouvelle excitation et d'un nouveau plaisir. Je commençais sans m'en rendre compte à allier le plaisir de la peur au plaisir de la chair. Doucement, mais sans aucun doute, je devenais véritablement perverse. Heureusement mon destin en voulut autrement.
C'était un soir d'automne, une de ces fraîches soirées romantique où vous aviez particulièrement envie de vous retrouver dans les bras de quelqu'un. Ma méthode était très rodée. Vêtements assez classiques, et jamais vulgaire, j'attendais patiemment qu'une personne vienne m'aborder, ne prenant que rarement les devants. Par cette méthode, il m'était plus facile de le juger et de l'envoyer promener s'il ne me convenait pas. Et surtout, j'adorais trop être désirée pour inverser les rôles.
Ce soir là, la nuit avançait à mon grand désarroi, et aucun homme présent dans le bar hélas, n'était assez courageux ou assez soûl pour venir m'accoster. Je savais pertinemment que cela finirait par arriver, cela arrivait toujours, mais je ne supportais pas de voir passivement le temps se dérouler. C'était déprimant.
Sans même le voir je sus qu'il était là. Sa présence envahissait tout le bar, j'avais l'impression que l'air se déplaçait différemment, que tout l'espace autour de moi avait changé de densité, de texture. Un frisson envahissait tout mon corps, et sans savoir pourquoi, je fus poussée à regarder dans sa direction.
A ce moment là,je savais que j'étais sa victime...
D'une clarté étonnante je sentis ses crocs pénétrer ma gorge.
Le froid se mit à envahir mon corps, qu'au fur et à mesure je ne sentais plus. Mon souffle se coupais et j'étais à deux doigt de perdre conscience. La mort était là, mais il n'en voulait pas.
Alors que la plupart de mes sens étaient déconnectés je le vis, ou plutôt le perçu, s'ouvrir le torse avec l'une de ses griffes, laissant couler un filet de sang assez conséquent, mais bien maigre face à ce qu'il m'avait pris. Je ne me souviens plus de ce qu'il fit ensuite, seul me reste le goût du sang dans ma bouche, puis vînt l'obscurité totale, sans que je perdes conscience.
Finalement mes nerfs reprirent vie et je retrouvais les sensations de mon corps. Cela ce faisait au fur et à mesure, avec une perception accrue de chaques éléments qui me constituait, une nouvelle sensation de la chair, et de la douleur qui accompagnait la chair. Car j'étais meurtrie de toute part, mon corps était mort et sa renaissance était horrible.
Je ne sais combien de temps cela dura, je crus plusieurs fois que j'étais morte tant c'était insupportable, mais chaque fois un nouvel élan de douleur me rappelait que j'étais bien consciente.
Je ne sais si cela fut du sommeil, mais je finis par sombrer dans l'inconscience totale. Aucun rêve, aucune sensation ne resta dans ma mémoire. Je me rappelle seulement du soleil sur mon visage, et d'une sensation de bien être total, sans qu'aucune douleur ni qu'aucune fatigue ne viennent troubler cela!
Moi-même, avant de changer, je voyais tout naturellement les saisons s'alternant, tandis que ma vie s'écoulait lentement, inlassablement. Je me consumais avec amertume, m'offrant aux plaisirs de la vie dans le but inavoué et inassouvi d'oublier l'horreur de celle-ci. Chaque jour nouveau je mettais le masque de la vie, pourtant consciente que la finalité de tout ceci était la mort.
Heureusement ceci prit fin cette fameuse nuit, la dernière date humaine dont je me souvienne réellement, le dernier jour de ma misérable condition d'adolescente.
Qu'étais-je donc réellement à l'époque ? C'est à peine si cela à encore de l'intérêt, en tout cas pour moi. Pour d'autre, ma compagnie était trop agréable pour n'avoir pas été regrettée.
J'aimais le plaisir de la chair, et j'avais la chance de posséder une personnalitée agréable que j'aimais mettre en valeur. Sans être vraiment plantureuse, ma silhouette était suffisamment au-dessus de la moyenne pour faire rêver les jeunes que je côtoyais.
Ma vie était axée sur deux axes principaux, le travail pour pouvoir vivre, monotone et inutile, et les sorties, où seule ou avec des amis je partais en chasse d'une proie qui saurait satisfaire mon appétit. C'étaient les seuls instants où je vivais vraiment, m'abreuvant de joie comme d'autres s'abreuvent de drogues, réclamant la jouissance pour oublier la vie, pour oublier la mort.
J'avais alors 17 ans ( 18 Sept ), l'âge de la maturité, l'âge de la dégénérescence du corps qui commence déjà à se faire sentir. Plus je vieillissais, et plus mon appétit grandissait, reculant au fil du temps tout les interdits que je m'étais fixée.
Je sortais une à deux fois par semaine, fréquentant en priorité les bars de célibataires réglos et les boîtes où l'on était sûr de s'amuser. De temps en temps je tentais les endroits un peu moins fréquentables, en quête d'une nouvelle excitation et d'un nouveau plaisir. Je commençais sans m'en rendre compte à allier le plaisir de la peur au plaisir de la chair. Doucement, mais sans aucun doute, je devenais véritablement perverse. Heureusement mon destin en voulut autrement.
C'était un soir d'automne, une de ces fraîches soirées romantique où vous aviez particulièrement envie de vous retrouver dans les bras de quelqu'un. Ma méthode était très rodée. Vêtements assez classiques, et jamais vulgaire, j'attendais patiemment qu'une personne vienne m'aborder, ne prenant que rarement les devants. Par cette méthode, il m'était plus facile de le juger et de l'envoyer promener s'il ne me convenait pas. Et surtout, j'adorais trop être désirée pour inverser les rôles.
Ce soir là, la nuit avançait à mon grand désarroi, et aucun homme présent dans le bar hélas, n'était assez courageux ou assez soûl pour venir m'accoster. Je savais pertinemment que cela finirait par arriver, cela arrivait toujours, mais je ne supportais pas de voir passivement le temps se dérouler. C'était déprimant.
Sans même le voir je sus qu'il était là. Sa présence envahissait tout le bar, j'avais l'impression que l'air se déplaçait différemment, que tout l'espace autour de moi avait changé de densité, de texture. Un frisson envahissait tout mon corps, et sans savoir pourquoi, je fus poussée à regarder dans sa direction.
A ce moment là,je savais que j'étais sa victime...
D'une clarté étonnante je sentis ses crocs pénétrer ma gorge.
Le froid se mit à envahir mon corps, qu'au fur et à mesure je ne sentais plus. Mon souffle se coupais et j'étais à deux doigt de perdre conscience. La mort était là, mais il n'en voulait pas.
Alors que la plupart de mes sens étaient déconnectés je le vis, ou plutôt le perçu, s'ouvrir le torse avec l'une de ses griffes, laissant couler un filet de sang assez conséquent, mais bien maigre face à ce qu'il m'avait pris. Je ne me souviens plus de ce qu'il fit ensuite, seul me reste le goût du sang dans ma bouche, puis vînt l'obscurité totale, sans que je perdes conscience.
Finalement mes nerfs reprirent vie et je retrouvais les sensations de mon corps. Cela ce faisait au fur et à mesure, avec une perception accrue de chaques éléments qui me constituait, une nouvelle sensation de la chair, et de la douleur qui accompagnait la chair. Car j'étais meurtrie de toute part, mon corps était mort et sa renaissance était horrible.
Je ne sais combien de temps cela dura, je crus plusieurs fois que j'étais morte tant c'était insupportable, mais chaque fois un nouvel élan de douleur me rappelait que j'étais bien consciente.
Je ne sais si cela fut du sommeil, mais je finis par sombrer dans l'inconscience totale. Aucun rêve, aucune sensation ne resta dans ma mémoire. Je me rappelle seulement du soleil sur mon visage, et d'une sensation de bien être total, sans qu'aucune douleur ni qu'aucune fatigue ne viennent troubler cela!

